Bastien MARIE

Bastien MARIE

Doctorant

Dans son labo, Bastien est du genre maniaque : tout doit être rangé et organisé. Un réflexe fort utile pour sa manipulation de pathogènes dans le laboratoire P2¹, où rien ne doit traîner. Un paradoxe qu’il trouve amusant quand il avoue être incapable de préparer une réunion à l’avance… Arrivé à TBI en 2019 pour un simple stage trouvé au hasard d’une recherche Google, il n’a plus vraiment quitté l’institut : trois ans et demi comme ingénieur sur la production de protéines alimentaires (projets Optipou et Nutripou), puis un doctorat depuis fin 2022 sur un sujet à haute responsabilité : réinventer le milieu de culture du vaccin antitétanique, resté quasiment inchangé depuis les années 1940, pour le rendre plus stable et plus sûr.

Ce qu’il retient de ces années ? Les fermentations de nuit. La transformation de TBI du jour au TBI de nuit : deux mondes différents, rythmés par les prélèvements et les appels sur un groupe WhatsApp pour prêter main-forte à un collègue en difficulté sur un réacteur. Cette solidarité, il la retrouve dans l’enseignement, qu’il a découvert avec plaisir en travaux pratiques, et qui a fait naître une envie : devenir un jour enseignant-chercheur. Pour lui, faire une thèse, c’est apprendre à être autonome, accepter d’y consacrer une grande partie de sa vie, et surtout ne jamais perdre sa curiosité.

Le reste du temps, il vit au rythme de la musique : guitare et chant depuis une dizaine d’années, deux concerts par mois minimum, du metalcore au pop-punk californien. Éternel curieux, il préfère toujours comprendre par lui-même plutôt que déléguer, même si cela veut dire y passer des heures. Une curiosité qui, quatre ans après avoir plongé dans le tétanos, commence déjà à le démanger ailleurs.

  1. Laboratoire de confinement de niveau 2, dédié à la manipulation d’agents pathogènes